Yayis Forever !

Bonjour à tous ! Bienvenue sur mon Blog ! Dans celui-ci, vous trouverez toutes les photos de mon séjour en Autriche et de mes futurs voyages, mes recettes de cuisine préférées, mes textes, et plein d'autres choses encore.

dimanche 24 juin 2007

Lettre d'adieu

Ma Rose,

Il y a des mots que je ne t’ai jamais dit, et qui pourtant, auraient mérité d’être prononcés. Chaque jour, j’aurais voulu que tu saches à quel point je t’aime et à quel point tu illuminais ma vie. A quel point tu étais mon Soleil et mon énergie. A quel point tu étais importante dans ma vie. A quel point chaque mot que tu prononçais comptait à mes yeux. A quel point ta présence me rendait heureux. A quel point tu me faisais rire et pleurer. A quel point ton regard me réconfortait. A quel point tes gestes étaient élégants et gracieux. A quel point le monde, sans toi, pouvait si peu compter.

Ma Rose, chaque jour depuis que tu es partie, je regarde inlassablement tes vêtements, si soigneusement rangés dans notre armoire. Ils me rappellent un temps passé, et malheureusement, à jamais révolu. Tous ces moments, aussi insignifiants qu’ils aient pu paraître, étaient des moments magiques et irremplaçables. Des moments comme jamais plus je n’en vivrai.

Oui ma Rose, ton absence pèse un peu plus chaque jour sur mon quotidien. Sans toi, ma vie n’a plus aucun sens. Le matin, ton sourire n’est plus là pour me donner l’énergie nécessaire à vivre. Mes repas ont pour seul compagnon un mur blanc qui manque franchement de conversation. Mes balades sont devenues solitaires et moroses. Le Soleil-même a perdu de son éclat. Le paysage qui m’entoure est devenu peu à peu livide et sans relief.

Je ne peux plus vivre ainsi. Tu me manques trop. Pourquoi ne sommes-nous pas partis ensemble comme on en rêvait tant ? Quel besoin avait la vie de se montrer si cruelle ?

Aujourd’hui, je ne souffre plus. Toutes mes douleurs se sont envolées. Je me sens de plus en plus léger. Ma Rose, tu ne peux pas savoir à quel point j’attendais ce moment. Mon cœur ne battra bientôt plus ici bas, mais je suis certain qu’il te rejoindra enfin. Rose, ma Rose, je voulais que tu saches que jamais je n’ai cessé de t’aimer, même dix ans après que tu te sois effacée.

Adieu la vie. Bonjour mon Amour…

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lundi 21 mai 2007

Qui suis-je ?

C’est une question que l’on se pose souvent. Malheureusement, nous n’y trouvons que très rarement une réponse adéquate. Alors, que faire ? Quoi penser ? Cela signifie-t-il que notre personnalité est si complexe que nous ne pouvons jamais en dépeindre les contours ?

J’ai plutôt envie de dire que nous n’osons pas nous regarder en face, nous avouer à nous-même qui nous sommes réellement. Pourquoi, me diriez-vous. Peut-être avons-nous honte. Ou serait-ce une crainte, la crainte de découvrir que nous ne sommes pas aussi aimables que nous aimons bien le croire.

Vous êtes-vous déjà regardés dans un miroir ? Je veux dire, vraiment. Pas seulement pour voir si votre apparence est correcte, mais pour VOUS voir. C’est assez étrange comme exercice. Faites-le, vous verrez. Essayez de ne fixer que vos yeux. L’intérieur de vos yeux. Oubliez votre visage et votre corps. Seuls vos yeux comptent. Ce sont eux les véritables miroirs de la pensée. Vous ne me croyez pas ? Alors, comment expliquez-vous dans ce cas, que la seule partie du corps qu’on ne puisse pas modifier par une quelconque chirurgie, soit les globes oculaires ? On pourra vous mettre des yeux de verre, c’est certain, mais vous ne verriez plus rien. Regardez donc vos yeux de plus près. N’aillez crainte : ce ne sont que vos yeux. Vous commencez à percevoir l’Autre ? Il arrive petit à petit et commence à l’emporter sur votre physique. Il est obscur, vous ne trouvez pas ?

Personnellement, je le trouve très sombre, et tellement dur. Ce regard ne me quitte plus. Il me haïssait, c’était clair. Mais d’où venait-il, et pourquoi était-il si méprisant ? Qu’avais-je fait ? Il avait réussi à modifier l’expression même de mon visage. J’étais tout à coup devenue une autre. Quelqu’un de sec, d’impitoyable avec les autres, mais surtout avec moi-même. Mon visage s’est durci, mes yeux se sont agrandis pour dévorer le peu d’espace tendre qui restait. Mes lèvres se sont pincées. Plus rien ne pouvait laisser croire que j’étais une personne douce, souriante et pleine de vie. Non, plus aucune trace de tout ça.

La question que je me pose alors, est la suivante : qui est cette personne que je vois si souvent dans le miroir ? Est-ce mon véritable moi ? Est-ce un personnage inventé lors de mes déprimes passagères ? Ou est-ce la deuxième facette de ma personnalité ? Qui est-ce ?

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mercredi 31 mai 2006

La Noisette

La noisette est le petit fruit du noisetier, mais à ses moments perdus et dans des circonstances très spéciales, elle peut se transformer en terroriste européenne chevronnée !

Voici donc l'histoire d'une petite noisette à la vie pour l'instant ordinaire. Comme tous les matins, le soleil se levait tout doucement pour illuminer petit à petit la verte prairie qu'elle habitait. La rosée du matin s'évaporait peu à peu de sa petite coque pour laisser passer les rayons de soleil si chers à son cœur.

Mais ce qu'elle ne savait pas, c'est que le noisetier avait décidé de la laisser tomber aujourd'hui. Oui, sa vie paisible et sans encombre allait s'arrêter brusquement aujourd'hui. Finies les parties de rigolade avec ses copines, finie la douce protection du noisetier contre la pluie. Elle allait maintenant devoir affronter la vie seule. Seule face à un monde tellement cruel pour une petite noisette comme elle. Mais il en était ainsi...Il est un temps où il faut savoir se séparer des êtres chers pour pouvoir grandir...

...Ploc...

La voilà donc par terre, seule dans un environnement nouveau et complètement hostile. Elle scrute l'horizon pour savoir quel destin l'attendait. Et c'est à ce moment précis qu'elle aperçut pour la première fois de sa vie un être humain. Il était gigantesque. Elle prit peur, car il s'avançait vers elle...il s'avançait dangereusement...Au secours ! Ils sont plusieurs !

- "Tiens, une noisette, t'en veux une ?"

- "Oh oui, c'est gentil, merci. Mais je ne suis pas trop fan de ça, donc je la garderai comme porte-bonheur dans ma poche. C'est cool, merci".

Ouf, elle l'avait échappé belle ! Pour peu et elle se retrouvait avalée toute crue par un humain. A présent, elle savait qu'elle pouvait être tranquille, car elle avait la certitude que sa gardienne ne la mangerait jamais.

La petite noisette voyagea ainsi des années durant dans une poche de veste. Elle était seule une bonne partie de l'année, mais quand les beaux jours arrivaient, elle retrouvait l'agréable compagnie de sa gardienne qui la câlinait régulièrement. Elle était heureuse et menait une vie paisible.

Jusqu'au jour où elle fit sonner malencontreusement un portail de sécurité. Du fond de sa petite poche, elle n'entendait qu'un bruit strident et lancinant. Ca en devenait insupportable. Et c'est alors qu'on la sortit pour la première fois de sa poche. Elle voyait enfin le monde réel, elle pouvait enfin le contempler et non le deviner. C'était une joie immense pour elle. Mais ce qu'elle ne comprit pas, c'est pourquoi tous ces yeux de géants étaient braqués sur elle, des yeux au regard suspicieux et agressif. Pourquoi elle ? Qu'avait-elle fait pour susciter de tels regards ?

Quand on approcha le détecteur à métaux de sa petite tête, elle réalisa qu'elle était foutue, que sa vie allait s'arrêter brusquement et que le secret qu'elle portait en elle serait dévoilé. C'est alors que lui vint une idée de génie. Elle prit conscience qu'elle avait la possibilité de tout changer, d'apporter un brin de magie à sa routine quotidienne.

Elle évalua la situation. Il y avait trois personnes autour d'elle qui la regardaient méchamment, et qui visiblement lui voulaient du mal. Mais au-delà, il y avait tout un cortège de géants. A ses yeux, le meilleur moyen de s'en tirer était de se mêler à la foule. Elle prit alors son élan et se projeta dans les airs, pour rebondir sur l'épaule de ses agresseurs et ainsi atteindre le cortège. A sa plus grande surprise, elle atterrît dans un endroit sombre et humide.

Mais ce que cette petite noisette ignorait encore, c'est que cet endroit sombre et humide était vraiment le dernier endroit sur Terre dans lequel il fallait atterrir. Car en réalité, cette cavité suspecte était la gorge du Président irakien, alors en visite officielle au Parlement européen. Et son action de petite noisette intrépide le fit mourir sur le coup.

Lorsque cette dramatique nouvelle parvint aux oreilles des irakiens, ils se révoltèrent, car ils considéraient ceci comme une pure déclaration de guerre.

Le combat entre l'Orient et l'Occident fut sans merci. Nul ne put survivre à cette troisième Guerre mondiale déclenchée par une petite noisette innocente qui voulait simplement changer de vie.

Posté par Yayis à 18:20 - Mes Textes - Commentaires [2] - Permalien [#]

vendredi 26 mai 2006

A quoi peuvent bien penser tous ces gens ?

Dans les transports en commun, je crois que vous l'aurez remarqué comme moi, les gens pensent. A quoi ? Je vous le demande ! C'est à se demander si eux-mêmes le savent. Je ne sais pas si vous le percevez comme moi, mais...bon, voilà ma théorie :

En réalité, il y a plusieurs catégories de gens qui pensent dans les transports en commun. La première est assez complexe à comprendre, mais il y a des gens qui font semblant de penser. Enfin, ils pensent évidemment, mais pas comme vous vous l'imaginez : en fait, ils se disent qu'il faut qu'ils fassent semblant de penser, si possible en ayant l'air heureux, car ils considèrent que quelqu'un qui pense attire tout de suite plus les regards par son côté intrigant que quelqu'un qui a le regard vide. Et ces gens-là aiment être regardés. Tordu, non ? 

Mais justement, cette première catégorie nous amène directement à la deuxième : ceux qui ne pensent pas. Je ne veux pas dire par là qu'ils sont idiots, mais seulement, le transport en commun les met dans un état de transe qui annihile toute réflexion de leur part. Là, vous vous dites "elle, elle ne rentre pas dans cette catégorie-là". C'est sûr, je suis trop occupée à vous regarder !

Une troisième catégorie pourrait être celle des rêveurs. Ceux-ci pensent généralement soit à la ou les personnes qu'ils aiment, soit à un moment de vacances au soleil, loin de tout ce vacarme et de cette agitation permanente. On les repère de loin ceux-là : grand sourire béat affiché, voire scotché sur leur visage et yeux pétillants.

Une quatrième catégorie, très riche celle-là, pourrait être celle des dragueurs. Ah, les dragueurs...grands moments ! Vous avez ceux qui vous lancent un regard furtif en se demandant constamment si vous les avez regardés, ceux qui vous fixent et ne vous lâchent plus du regard, ceux qui émettent des sons buccaux pour attirer votre attention, et ceux qui vous regardent avec un vieux sourire en coin, l'air de dire "tu sais qu'tu m'plais, poupée ?". Horrible ! Cette catégorie-là n'a qu'une pensée en tête : attirer votre attention, voire plus si affinités.

Et enfin, la dernière catégorie, et non la moins importante, est celle des déprimés de la vie (ou qui font au moins semblant de l'être, soit pour se donner un style, soit pour être sûr de ne pas être dérangé). Ceux-là donnent l'impression que tous les malheurs du monde pèsent sur leur dos. Et comme si ça ne suffisait pas, il y a une fille en face d'eux qui ne cesse de les fixer. Et ils se demandent : "Mais à quoi peut-elle bien penser celle-là à me regarder comme ça ? Elle va pas s'arrêter, oui ?"

Vous voyez comme c'est marrant : celle qui fixe les gens pour savoir à quoi ils peuvent bien penser, se fait elle-même questionner du regard par une autre personne qui se demande à quoi elle pense. Ah...la magie des transports en commun !

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samedi 20 mai 2006

Les Gens-qui-puent

Les gens-qui-puent dans la rue sont un mythe et une réalité à la fois.
Quand ils se collent sous votre nez, vous ne pouvez plus y échapper.


Pour preuve : un soir de journée ordinaire, vous devez rentrer du travail (comme on dit : "Métro, boulot, dodo". Moi je dirais plutôt : "Métro-gens-qui-puent, boulot-ardu, métro-gens-qui-puent, dodo-j'en-peux-plus"). Et là s'impose à vous la corvée habituelle : les transports en commun. En réalité, ils n'ont en commun que le fait de transporter des gens épuisés, blasés et puants.

Ah mais, me diriez-vous, il ne faut pas faire de généralité. Ah ça c'est sûr : vous avez le choix entre des gens qui puent la cocotte et des gens qui puent tout court, des ados surexcités et des adultes blasés et crevés de leur journée. Ah en effet, quel choix !
Oh pardon, j'allais oublier les gens énervés, ceux qui vous fixent tout le long du trajet et vous reprochent tous les défauts du monde. Après tout, il faut bien un souffre-douleur. Pas de chance, c'est vous !
Mais vous avez raison mesdames et messieurs, il ne faut pas juger trop vite.

Maintenant, revenons-en à notre problème : les gens-qui-puent. Donc, je disais, après un bon quart d'heure à attendre en plein courant d'air, votre bus arrive enfin (oui, parce que ceux des autres arrivent toujours plus vite).
Là, vous constatez avec désespoir que ce bus est plein. Mais comme vous n'en pouvez plus d'attendre, vous embarquez, quitte à faire râler tout le monde. Après tout, il faut bien qu'ils aient une raison de vous en vouloir.

Et là, vous êtes collé à des inconnus, vous vous sentez oppressé, bousculé, tapé (bah oui : il faut toujours faire gaffe aux gosses en poussette qui vous filent des coups de pieds en se marrant). Vous vous ENERVEZ !
Vous n'en pouvez plus ! Vous commencez à maudire tous ces gens qui ne se décident toujours pas à descendre. Et comble du cauchemar : un puant se colle à vous.
Horreur ! Pas moyen de bouger. Vous examinez la situation. Coup d'œil furtif à gauche, à droite, devant, derrière, toutes les issues sont bloquées, comme pour vous faire payer le fait de vous être énervé.

Vous n'en pouvez plus. Vous êtes pris au piège. Vous étouffez.
Puis vous vient la lumineuse idée de lever la tête pour respirer. Mais pas de bol, le puant fait 1m90 et vous 1m60.
Vous êtes condamné. Vous êtes foutu. Votre soirée tout entière est foutue, car cette odeur ne vous quittera plus les narines....

Pauvre de vous.....à vouloir respecter l'environnement en bon citoyen que vous êtes, vous avez fini par détruire votre propre flore nasale, à détester le monde entier, et par-dessus tout : à vouloir exterminer les gens-qui-puent !

Posté par Yayis à 18:15 - Mes Textes - Commentaires [1] - Permalien [#]
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